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Essais routiers

Toyota Camry 2010


Papa a raison !


Par Philippe Laguë



Dans le segment des berlines intermédiaires, la Toyota Camry est LA référence, et ce, depuis plus de 25 ans. Année après année, elle récolte les mentions d'honneur en raison de sa fiabilité exceptionnelle et se maintient dans le peloton de tête au chapitre des ventes. C’est aussi une voiture que je connais très bien : mon père en conduit une. Voici donc l’occasion de faire un bilan après deux ans et 45 000 kilomètres, sans compter que nous avons conduit les autres versions (V6 et Hybrid).



CARROSSERIE


Avec la disparition du coupé et de la décapotable Solara, la Camry ne se décline plus qu'en une seule configuration, soit une berline à quatre portes. Dans la version Hybrid, la présence de la batterie empêche le dossier de la banquette arrière de s’incliner, en plus de gruger de l’espace de chargement dans le coffre.

 

HABITACLE

Ce qui frappe quand on s'installe à bord, c'est l'immensité des lieux. L'habitacle est vaste – c'est le mot – à l'avant comme à l'arrière, et fort bien insonorisé. Confortable, aussi, grâce à des sièges bien rembourrés mais juste assez fermes, qui procurent un bon maintien. Conformément à la tradition Toyota, l'ergonomie est exemplaire, avec des commandes d’utilisation intuitive et bien placées ainsi que de nombreux espaces de rangement, logeables et bien situés.

 

En termes d’esthétique, la Camry a pris du mieux, et ces efforts se perçoivent également à l'intérieur, où l’on s'est efforcé de rendre ça moins terne. De petits détails viennent égayer l'ambiance, de l'éclairage du tableau de bord aux panneaux de plastique de couleur argent.

Du plastique, incidemment, il y en a plus qu'avant dans une Camry, et, chaque fois que j'en ai conduit une ces dernières années, j'ai constaté des lacunes d'assemblage : pièces mal fixées, des bruits ici et là... Des choses qu'on ne voyait (et n'entendait) pas dans cette voiture auparavant. Est-ce l’usine du Kentucky qui est en cause ?

 

MÉCANIQUE

Encore une fois, nous avons là une démonstration convaincante du savoir-faire des motoristes de Toyota pour concevoir des 4-cylindres qui brillent par leur douceur, leur silence de roulement et leur frugalité, sans oublier leur fiabilité légendaire. De plus, leurs performances sont honorables, et ce, même couplés à une boîte de vitesses automatique. Celle-ci effectue un travail irréprochable, en parfaite symbiose avec le moteur. Tout se passe en douceur là aussi, et son rendement a des répercussions sur la consommation, franchement impressionnante. La version hybride fait encore mieux.


Le V6 de 3,5 litres a les mêmes qualités que le 4-cylindres et, malgré le surplus de puissance (268 chevaux), il consomme à peine plus. Il se distingue aussi par sa souplesse, que dis-je, son onctuosité, au point où c'est presque trop : c'est un peu mou, un peu de tonus serait le bienvenu.

Tous les organes mécaniques effectuent un travail remarquable, ce qui, encore une fois, est le propre de cette marque. Les moteurs, les boîtes de vitesses, mais aussi le freinage, puissant et bien dosé. Cela dit, les Toyota ont aussi des défauts. Comme d’habitude, la direction est lente, surassistée et engourdie même. C’est ce qui m’a toujours déplu de la Camry (et de la plupart des Toyota).

 

COMPORTEMENT

Il y a quelque chose de zen, d’apaisant, à conduire une Camry. La douceur de roulement a fait la réputation de cette berline, et on se laisse bercer doucement par le flottement de la suspension, dont l’amortissement a été calibré « ultra souple ». Évidemment, cela cause aussi du roulis, et ceux qui cherchent une conduite plus affirmée, à l’européenne, ne sont pas à la bonne adresse. Pourtant, ce châssis a du potentiel : la Camry tient bien la route et elle pardonne beaucoup. Qu’importe, puisque la priorité des acheteurs, c’est le confort, et, à ce chapitre, ils seront comblés.

 

CONCLUSION

Trois ans et 45 000 kilomètres plus tard, le bilan de la Camry paternelle est flatteur : aucun ennui mécanique et un service après-vente impeccable. Il faut le souligner, car cela peut varier beaucoup d’un établissement à l’autre, chez Toyota. Cette berline fait exactement ce qu’on attend d’elle, soit de transporter ses occupants du point A au point B sans pépins et, surtout, dans le plus grand confort. Mon père rejoint ainsi la cohorte de propriétaires satisfaits de leur Camry.

 

FORCES 

-       Habitacle vaste et confortable

-       Excellents moteurs

-       Consommation

-       Conduite zen

-       Fiabilité

-       Réputation enviable

 

FAIBLESSES 

-       Coffre tronqué (Hybrid)

-       Qualité d’assemblage inégale

-       Direction engourdie

-       Flottement dans la suspension

 

NOUVEAUTÉS EN 2010

Aucun changement majeur